Vous savez peut-être exactement ce qui ferait avancer votre activité. Appeler un prospect, parler de votre offre, publier une page, relancer une personne intéressée, prendre une décision ou terminer une proposition commerciale. Pourtant, au moment de vous y mettre, vous faites autre chose.

Vous rangez un dossier. Vous vérifiez un détail. Vous répondez à des messages. Vous préparez encore une formation. Vous ouvrez votre téléphone « juste deux minutes ». La journée avance, parfois avec beaucoup d’efforts, mais l’action qui comptait reste en attente.

C’est l’un des visages de la procrastination chez l’entrepreneur. Il ne s’agit pas forcément de paresse, de manque de discipline ou d’un problème de gestion du temps. Il faut d’abord regarder ce qui se passe concrètement dans votre activité. L’action est-elle claire ? Est-elle réellement prioritaire ? Avez-vous l’énergie nécessaire ? Votre environnement favorise-t-il la concentration ?

Lorsque ces questions ont été vérifiées, il peut être utile d’observer l’inconfort qui apparaît au moment d’agir. Chez certains entrepreneurs, mes observations de terrain font alors apparaître de la peur, du perfectionnisme, un manque de légitimité ou une difficulté à se montrer. Ces pistes ne sont pas des diagnostics et ne remplacent pas le travail sur l’offre, le marché, la visibilité, la vente et l’exécution.

La procrastination chez l’entrepreneur ne signifie pas forcément ne rien faire

Dans cet article, j’emploie le mot procrastination dans un sens précis : le fait de repousser une action importante alors même que vous savez qu’elle compte et que vous avez l’intention de la réaliser.

Tout retard n’est pas de la procrastination. Une urgence peut modifier vos priorités. Une tâche peut être mal définie. Une période de fatigue peut vous obliger à ralentir. Vous pouvez aussi décider en connaissance de cause qu’une action n’est finalement pas la bonne.

La question utile est plutôt celle-ci : que se passe-t-il régulièrement lorsque vous arrivez devant une action qui aurait un effet réel sur votre activité ?

Premier visage : éviter l’action directement liée à l’objectif

Vous souhaitez développer votre clientèle, mais vous ne contactez personne. Vous voulez remplir votre agenda, mais vous ne proposez aucun rendez-vous. Vous avez besoin de visibilité, mais vous repoussez la publication de votre page ou de votre contenu.

L’action est connue. Elle est parfois notée dans votre agenda. Elle revient plusieurs jours de suite. Pourtant, vous ne commencez pas, ou vous l’interrompez avant le moment décisif.

Deuxième visage : se perdre dans des détails insignifiants

Vous commencez une page de vente, puis vous passez une heure à choisir une nuance de couleur. Vous préparez une proposition et vous réécrivez une phrase dix fois. Vous voulez publier un message simple, mais vous cherchez la formulation parfaite, le bon visuel et le meilleur moment.

Le détail n’est pas toujours inutile. Il devient un signal d’alerte lorsque son importance est très faible par rapport à l’objectif initial et qu’il sert régulièrement à éviter la partie exposée de l’action.

Troisième visage : être très occupé par des tâches secondaires

Vous répondez à de nombreux messages, classez vos documents, améliorez votre site, regardez des vidéos, préparez de futurs projets ou suivez une nouvelle formation. En fin de journée, vous avez réellement travaillé. Vous pouvez même être épuisé.

Mais avez-vous consacré du temps à l’action qui pouvait faire avancer votre activité maintenant ?

Cette forme est difficile à repérer parce qu’elle ressemble à de la productivité. Le critère n’est pas le nombre de tâches accomplies. C’est le lien entre ces tâches et la priorité du moment.

Quand vos domaines d’appétence prennent toute la place

Chaque entrepreneur a des domaines dans lesquels il se sent plus à l’aise. Certains aiment créer, d’autres analyser, écrire, apprendre, concevoir des outils ou améliorer un service. Ces domaines d’appétence peuvent être utiles et faire partie du travail réel.

La difficulté apparaît lorsqu’ils absorbent presque toute votre énergie alors qu’une autre action est indispensable : vendre, relancer, demander une recommandation, parler de votre activité, décider d’un prix ou montrer une offre encore imparfaite.

Vous ne faites alors pas forcément « rien ». Vous faites surtout ce qui vous attire le plus, ce que vous maîtrisez le mieux ou ce qui vous expose le moins.

Classeur projet important fermé au milieu de tâches secondaires

Avant de chercher une cause profonde, vérifiez les causes concrètes

Une procrastination répétée peut avoir une explication très simple. Il serait imprudent de chercher immédiatement une peur cachée ou un blocage intérieur.

L’action est-elle réellement claire ?

« Développer mon activité » n’est pas une action. « Trouver des clients » non plus. Ces formulations peuvent donner une direction, mais elles ne disent pas quoi faire aujourd’hui.

Une action observable ressemble davantage à ceci :

  • rédiger une proposition pour une personne déjà intéressée ;
  • appeler un prospect précis ;
  • envoyer trois relances ;
  • publier une présentation de votre offre ;
  • demander un retour à un client ;
  • choisir entre deux options et noter la décision.

Si vous ne savez pas quelle première étape réaliser, le problème est peut-être la formulation de la tâche plutôt que la procrastination.

La charge de travail est-elle compatible avec votre énergie ?

Un entrepreneur peut avoir trop de tâches, trop de décisions et trop peu de récupération. Dans ce contexte, remettre une action à plus tard peut traduire une surcharge ou une fatigue réelle.

Cela ne signifie pas que la fatigue explique tous les reports. Cela signifie qu’elle doit être examinée avant d’interpréter le comportement. Une priorité mal calibrée, un agenda saturé ou une accumulation de projets peuvent rendre l’action difficile sans qu’une peur particulière soit en jeu.

Votre environnement vous aide-t-il à commencer ?

Notifications, téléphone à portée de main, sollicitations permanentes et changement fréquent de contexte rendent certaines tâches plus difficiles. La procrastination peut alors prendre la forme d’une succession d’interruptions.

Observez ce qui se passe concrètement : à quel moment prenez-vous votre téléphone ? Que faites-vous juste avant ? Quelles tâches deviennent possibles quand vous réduisez les sollicitations ? Cette observation ne résout pas tout, mais elle permet de ne pas attribuer à votre personnalité ce qui relève peut-être de votre environnement.

La priorité est-elle la bonne ?

Une tâche repoussée n’est pas forcément une tâche importante. Vous pouvez conserver dans votre liste une action qui ne correspond plus à votre stratégie, à votre offre ou à votre marché.

Avant de vous reprocher de ne pas agir, demandez-vous : si je réalise cette action, qu’est-ce qu’elle change réellement pour mon activité ? Si la réponse reste vague, il est peut-être nécessaire de revoir la priorité.

Pourquoi évite-t-on surtout les actions essentielles ?

Les tâches qui font avancer une activité ont souvent une particularité : elles produisent un retour visible. Une vente peut être acceptée ou refusée. Une publication peut être lue ou ignorée. Une demande de rendez-vous peut recevoir une réponse négative. Une offre peut être jugée trop chère, trop floue ou simplement inadaptée.

À l’inverse, les tâches secondaires donnent parfois une sensation de maîtrise. Vous pouvez les terminer sans attendre la réaction de quelqu’un. Vous restez dans un domaine que vous connaissez.

C’est ici que les phrases entendues sur le terrain peuvent devenir utiles :

  • « Je sais ce que je dois faire mais je ne le fais pas. »
  • « Je le ferai quand j’aurai plus de temps. »
  • « Je ne suis pas prêt. »
  • « Je n’ai pas envie. »
  • « J’ai peur. »

Ces phrases n’ont pas toutes le même sens. « Je ne suis pas prêt » peut signifier que l’offre n’est pas claire, ou exprimer la crainte d’être exposé. « Je n’ai pas envie » peut correspondre à une action qui ne vous convient pas, à une fatigue ou à un inconfort que vous cherchez à éviter.

Il faut donc écouter la phrase, puis regarder la situation qui l’accompagne.

La procrastination peut parfois réduire un inconfort à court terme

Une publication de Fuschia Sirois et Timothy Pychyl propose une lecture prudente de la procrastination : face à une tâche vécue comme désagréable ou difficile, remettre l’action peut procurer un soulagement émotionnel à court terme. L’attention se déplace vers une activité plus agréable ou plus facile, tandis que la conséquence de la décision est reportée dans le futur (Sirois et Pychyl, 2013).

Cette publication ne permet pas de conclure que chaque entrepreneur qui procrastine cherche à éviter une émotion, ni que toutes les causes de la procrastination sont psychologiques. Elle fournit une hypothèse utile à observer : qu’est-ce que le report vous évite de ressentir ou d’affronter maintenant ?

Par exemple, ne pas envoyer une proposition peut éviter pendant quelques heures la possibilité d’un refus. Ne pas publier peut éviter le regard des autres. Ne pas fixer un prix peut éviter la crainte de demander trop. Faire une tâche secondaire peut donner une impression de progrès sans exposer le résultat principal.

Le soulagement peut être réel et de courte durée. Mais l’action importante reste en attente, ce qui peut augmenter la pression et la culpabilité plus tard.

Les peurs possibles derrière « je le ferai quand… »

Dans mon expérience professionnelle, certaines actions entrepreneuriales sont régulièrement associées à des peurs ou à des tensions intérieures. Je parle ici d’observations et de pistes de travail, pas de vérités générales ni de causes démontrées.

La peur de l’échec et de ne pas être à la hauteur

Agir rend le résultat visible. Vous pouvez craindre d’échouer, de ne pas obtenir de client, de produire une offre insuffisante ou de découvrir que votre projet ne fonctionne pas comme vous l’espériez.

La peur de ne pas être à la hauteur peut conduire à chercher encore une compétence, une certification ou une formation avant de proposer quoi que ce soit. Apprendre est parfois nécessaire. Mais l’accumulation de formations peut aussi devenir une manière de rester dans la préparation et de repousser la confrontation avec le marché.

Le regard, le jugement et le rejet

Se montrer signifie accepter que d’autres personnes puissent regarder, commenter, comparer ou ne pas répondre. La peur d’être jugé ou rejeté peut alors rendre une publication, une relance ou un appel beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît.

Certains entrepreneurs craignent aussi de décevoir leur famille ou leur entourage. D’autres redoutent de devoir reprendre un emploi salarié si leur activité ne fonctionne pas. Ces peurs peuvent rester silencieuses tout en influençant les décisions quotidiennes.

La peur de vendre ou de déranger

Vendre ne se résume pas à parler d’argent. Pour certains, proposer une offre revient à s’imposer, à déranger ou à faire pression. La personne peut alors communiquer beaucoup sur son domaine, sans jamais formuler clairement une proposition.

Le report peut prendre un visage très présentable : préparer un nouveau contenu, perfectionner son site ou répondre à toutes les demandes, sauf à celle qui consiste à vendre.

Le perfectionnisme et la légitimité

Le perfectionnisme ne consiste pas seulement à aimer le travail bien fait. Il peut devenir une exigence qui rend le passage à l’action presque impossible. Tant que le contenu, le service ou la proposition n’est pas irréprochable, il ne faudrait pas le montrer.

La question de la légitimité se rapproche parfois de ce mécanisme : « Qui suis-je pour proposer cela ? » Vous pouvez alors comparer votre parcours à celui d’autres entrepreneurs et conclure que cela marche pour les autres, mais pas pour vous.

La peur de réussir

La réussite peut également soulever des questions concrètes : davantage de clients, plus de demandes, plus de responsabilités, un changement de rythme ou une nécessité de structurer l’activité. Même si elle semble paradoxale, la peur de réussir peut faire partie des éléments qu’un entrepreneur choisit d’observer.

Aucune de ces pistes ne doit être appliquée automatiquement. Elles servent à ouvrir une question, pas à coller une étiquette.

Pied droit sur l’accélérateur et pied gauche sur le frein dans une voiture immobile

Avancer avec un pied sur l’accélérateur et l’autre sur le frein

Une image résume parfois ce que certains entrepreneurs décrivent :

Essayer d’avancer en appuyant sur l’accélérateur avec un pied et sur le frein avec l’autre.

L’accélérateur représente l’envie de développer l’activité, de gagner en autonomie et de faire aboutir le projet. Le frein représente une réaction de protection possible : ne pas être exposé, ne pas risquer le refus, ne pas décevoir, ne pas perdre le contrôle ou ne pas avoir à vérifier si l’offre rencontre réellement son marché.

Cette métaphore n’est pas une explication scientifique. Elle aide à rendre visible une contradiction vécue : une partie de vous veut avancer, tandis qu’une autre semble ralentir au moment où l’action devient concrète.

Mais il est également possible que le frein soit stratégique. Une offre mal définie, un marché mal compris, un prix incohérent ou une action mal choisie peuvent produire une hésitation légitime. Avant de travailler sur un « logiciel intérieur », vérifiez donc le véhicule, la route et la direction.

Lucas : beaucoup d’énergie, mais rarement au bon endroit

Lucas est un prénom modifié et l’exemple qui suit est anonymisé. Il s’agit d’un cas rapporté dans ma pratique, pas d’un témoignage publié ni d’une preuve d’efficacité générale.

Lucas savait qu’il procrastinait. Il avait du mal à se mettre en action et consultait régulièrement son téléphone. Même lorsqu’il activait le mode « ne pas déranger », il pouvait vérifier quelques minutes plus tard s’il avait reçu une notification, puis faire défiler son écran.

Il décrivait aussi un manque d’envie, des moments où il partait dans ses pensées, une tendance à s’attarder sur des détails et des reports jusqu’au dernier moment. Lorsqu’il était salarié, les échéances et le cadre extérieur finissaient par le contraindre à travailler, parfois tard le soir. En indépendant, cette contrainte avait disparu. Il envisageait même de reprendre un emploi salarié.

Dans le cadre de ma pratique, nous avons exploré différentes dimensions de son histoire et de sa manière de vivre la contrainte. Lucas associait notamment sa mère à une attitude qu’il percevait comme sévère, directive ou intrusive. Nous avons considéré l’hypothèse qu’une forme de révolte contre la contrainte puisse encore influencer son rapport à certaines tâches, sans présenter cette lecture comme une causalité démontrée.

Les « mémoires transgénérationnelles » peuvent également faire partie du vocabulaire du cadre psycho-énergétique que je pratique. Elles ne constituent pas, dans cet article, un mécanisme scientifique établi. Je ne pose pas de diagnostic et je ne prétends pas avoir retiré une cause unique de la procrastination de Lucas.

Lucas a ensuite rapporté une meilleure concentration, une plus grande capacité à rester focalisé, un regain de confiance et un développement plus serein de son entreprise. Il a obtenu ses premiers clients et a parlé de la possibilité de « remettre son énergie au bon endroit ».

Cette évolution appartient à son histoire personnelle. Elle ne permet pas de promettre le même résultat à une autre personne. Elle montre surtout l’intérêt, dans certains accompagnements, d’examiner à la fois les actions concrètes, le contexte et la manière dont l’entrepreneur vit ce qu’il doit faire.

Une grille d’auto-observation pour comprendre vos reports

L’objectif n’est pas de vous diagnostiquer, mais de remplacer un jugement global par une observation précise. Prenez une action importante que vous repoussez actuellement et notez les éléments suivants.

Question Exemple
Quelle est l’action exacte ? Envoyer une proposition à une personne déjà intéressée
Quelle est sa contribution à l’activité ? Elle peut permettre d’obtenir une décision et un retour
Lequel des trois visages observez-vous ? Je réponds à d’autres messages au lieu d’envoyer la proposition
Que faites-vous à la place ? Je retouche la mise en page et je consulte mon téléphone
Quelle phrase ou quelle sensation apparaît ? « Je ne suis pas prêt » et j’ai peur d’un refus
Quelle cause concrète faut-il vérifier ? L’offre est-elle claire ? Le prix est-il décidé ?
Quelle action limitée pouvez-vous tester ? Relire une fois, puis envoyer sans chercher à perfectionner davantage

Vous pouvez compléter cette grille sur plusieurs situations. Comparez ensuite les actions que vous repoussez avec celles que vous réalisez facilement. La différence se trouve-t-elle dans la clarté, l’intérêt, l’exposition, le risque de jugement, la compétence requise ou le lien avec la vente ?

Si vous constatez une difficulté immédiate et concrète, commencez par elle. Si la tâche est claire, prioritaire et accessible, mais que le même report se répète autour de l’exposition, de la vente ou du jugement, il peut être pertinent d’explorer aussi les peurs, les réactions et les mécanismes personnels qui apparaissent au moment d’agir.

Les outils de productivité aident, mais ne répondent pas à tous les cas

Une liste de tâches, un calendrier, un minuteur ou la réduction des notifications peuvent être utiles. Ils répondent à certains problèmes : tâche mal découpée, environnement distrayant, surcharge ou manque de visibilité sur la priorité.

Ils ne suffisent pas toujours lorsque l’action est évitée parce qu’elle implique de vendre, de se montrer, de décider ou d’accepter un résultat incertain. Dans ce cas, ajouter une méthode de productivité peut transformer une difficulté intérieure en nouvelle tâche à optimiser.

La question n’est donc pas de choisir entre organisation et travail intérieur. Il s’agit de savoir ce qui manque dans votre situation. Une activité a besoin d’une offre compréhensible, d’un marché, de visibilité, d’un moyen de vendre et d’une exécution régulière. Un accompagnement sur des freins possibles ne remplace aucun de ces fondamentaux.

Vous pouvez aussi relire l’article Je travaille beaucoup mais mon activité ne décolle pas si votre problème ressemble davantage à une activité très chargée mais mal reliée aux priorités qui produisent un résultat.

Comment j’aborde la procrastination dans mon accompagnement

Mon approche consiste à partir de la situation singulière de l’entrepreneur : ce qu’il fait, ce qu’il évite, ce qu’il ressent au moment d’agir, son histoire, son contexte et les objectifs qu’il poursuit.

Dans le cadre psycho-énergétique que je pratique, je peux proposer d’examiner ce qui alimente un fonctionnement répétitif et ce qui semble déséquilibré dans la relation à l’action. La métaphore du « logiciel intérieur » décrit alors une manière personnelle de parler d’habitudes, de croyances et de réactions apprises qui continuent parfois à orienter les comportements. Ce n’est ni un modèle neurologique ni une explication scientifique du fonctionnement psychologique.

Le travail peut consister à remettre en question certains automatismes, à faire évoluer une manière de réagir et à retrouver une relation plus juste avec les actions importantes. Il s’agit d’une démarche d’accompagnement, pas d’un diagnostic médical ou psychologique et pas d’une promesse de résultat.

Cette démarche ne dispense pas de vérifier votre stratégie, votre offre, votre marché, votre visibilité, votre commercialisation et votre capacité d’exécution. Elle peut seulement apporter un autre angle lorsque les outils pratiques sont déjà en place et qu’un même frein revient malgré votre compréhension de la situation.

Vous pouvez consulter la présentation de l’accompagnement pour entrepreneurs pour comprendre le cadre proposé.

Pour commencer, observez l’action que vous évitez vraiment

Choisissez une seule action qui aurait un effet concret sur votre activité. Ne cherchez pas à refaire toute votre organisation aujourd’hui.

Demandez-vous d’abord si cette action est claire, prioritaire et compatible avec votre énergie. Regardez ensuite ce que vous faites à la place. Si vous trouvez une cause concrète, traitez-la. Si la tâche reste claire mais que l’évitement se répète et s’accompagne d’une peur, d’un sentiment d’illégitimité ou d’une exigence impossible, notez précisément ce qui se passe sans vous juger.

Vous n’avez pas besoin de conclure immédiatement que vous êtes « bloqué ». Vous avez besoin de comprendre où votre énergie se détourne, et ce que cette action représente pour vous.

Si vous souhaitez mettre cette situation à plat avec un professionnel, vous pouvez prendre un appel découverte de 30 minutes. Cet échange sert à faire le point sur votre contexte et vos besoins, sans promesse de résultat ni obligation de poursuivre.

Questions fréquentes sur la procrastination entrepreneuriale

La procrastination signifie-t-elle que je suis paresseux ?

Non. Un report peut être lié à une tâche floue, une surcharge, de la fatigue, un environnement distrayant, une priorité mal choisie ou un inconfort face à l’action. Le mot ne doit pas servir à porter un jugement sur votre valeur ou votre volonté.

Pourquoi est-ce que je procrastine surtout sur les actions importantes ?

Les actions importantes donnent souvent un résultat visible et impliquent une réaction extérieure : une vente, un refus, un jugement ou une décision. Elles peuvent donc être plus exposantes que les tâches secondaires. Cette explication est une piste d’observation, pas une règle qui s’applique à tous les entrepreneurs.

Est-ce que les méthodes de productivité peuvent suffire ?

Elles peuvent suffire lorsque le problème vient de l’organisation, de l’environnement ou du découpage de la tâche. Elles peuvent être insuffisantes si vous évitez systématiquement la vente, la visibilité, la décision ou le fait de montrer votre travail. Il faut alors identifier ce qui se passe dans votre cas.

Procrastiner signifie-t-il que mon activité n’est pas faite pour moi ?

Pas nécessairement. Un report peut révéler une difficulté précise, une offre à clarifier, une compétence à acquérir ou une peur à observer. Il ne permet pas, à lui seul, de conclure que votre projet est bon ou mauvais.

Que se passe-t-il pendant l’appel découverte ?

L’appel découverte de 30 minutes permet de préciser votre situation, les actions que vous repoussez et ce que vous avez déjà essayé. Il ne constitue pas un diagnostic et ne garantit pas une évolution particulière. C’est un premier échange pour vérifier si l’accompagnement proposé correspond à votre besoin.

Références

  • Sirois, F. M., et Pychyl, T. A. (2013). Procrastination and the Priority of Short-Term Mood Regulation: Consequences for Future Self. Social and Personality Psychology Compass, 7(2), 115-127. DOI : 10.1111/spc3.12011.